dimanche 18 janvier 2015

Déflation : vu d'Allemagne, le remède monétaire prôné par la BCE pourrait être pire que le mal

Alors que Mario Draghi, président de la BCE, TN Pas Cher doit annoncer cette semaine des mesures exceptionnelles pour relancer la croissance en zone euro, la Bundesbank estime qu'il n'y a aucune urgence à décider d'un assouplissement monétaire.
Personne ne touche impunément à l'euro. En Allemagne, la politique monétaire est sacrée et la stabilité des prix, un dogme. Alors c'est avec prudence et réticence qu'on a accueilli la proposition d'assouplissement budgétaire (QE) évoquée et, semble-t-il, bientôt décidée par le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi. Vu d'Allemagne, le QE pourrait être un remède pire que le mal.
À la tête de cette opposition, la Bundesbank a résisté autant qu'elle a pu au projet. Pour son président, Jens Weidmann, Sac a main c'est d'abord le respect du mandat de la BCE qui est en jeu et, en conséquence, sa crédibilité. En rachetant des dettes d'État, la BCE flirte avec ses attributions qui ne sont pas d'épauler les États de la zone euro dans leurs politiques économiques mais de garantir la stabilité des prix. Pour la banque centrale allemande, l'objectif d'une inflation de 2 % doit être respecté «à moyen terme». «Parfois, il y a des phases où le taux d'inflation est au-dessus de 2 % et des phases où il est clairement en dessous», explique-t-on au sein de la Buba.
Pas de manque de liquidités
Actuellement, le taux d'inflation à un niveau historiquement bas ferait craindre un risque de déflation. C'est l'autre désaccord de fond entre la BCE et la Bundesbank. Jens Weidmann n'a jamais cru au risque de spirale déflationniste dans la zone euro. «Le risque est faible», Nike Requin considère l'institution monétaire. Il n'y aurait aucune urgence à décider d'un assouplissement monétaire. Par ailleurs, les Allemands sont culturellement opposés à tout ce qui.

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